01.04.2012
Lulubelle

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13.02.2012
Lulubelle
On connait de Didier Beauvalet et Merryl M., les deux moitiés de LULUBELLE, leur sens de l'humour et leur engagement envers de multiples formes d'expression et de libertés sonores.
Concert pour 55 boîtes à meuh, 17 jouets musicaux et bande magnétique.
Se jouant de manière inédite d'une invraisemblable panoplie de jouets sonores qu'ils pratiquent avec un sérieux de concertistes, les duettistes de LULUBELLE nous gratifient d'une musique déjantée et bouillonante d'inventions, élaborée par combinaisons de matériaux acoustiques et électroniques.
Cultivant l'art du non-sens, du détournement et des explorations loufoques, les deux musiciens nous embarquent avec élégance dans un spectacle indiscipliné et irrésistible.
Sylvie Naulot.

Photographie : Roland Biessy
en écoute : Lulubelle en concert
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11.02.2012
Passé sous silence
Public lycéen/une conférence-spectacle en trois reprises de treize minutes
Technicien du son, pédagogue, compositeur, metteur en scène, homme d’habituelle discrétion, Didier Beauvalet sort de sa réserve pour nous proposer “passé sous silence”. Un silence qui pour l’heure vaut avis de tempête. Car il s’agit de hausser le ton face aux dérives sonores dont les jeunes générations sont les victimes désignées.
Sans esquiver que la violence sonore fait partie d’une expérimentation du risque propre aux rites de passages juvéniles, “passé sous silence” explore une voie nouvelle dans la médiation avec les publics adolescents. Dans la continuité du travail institutionnel de prévention mené depuis ces dernières années, ce spectacle, sans développer de discours insistant, place les ressorts de la sensibilité et de l’imaginaire comme forces du propos.
Seul en scène, dans une scénographie habilement étudiée pour les salles des collèges et lycées, Didier Beauvalet nous entraîne dans une joute onirique, convoquant les héros mythologiques Orphée et Ulysse, l’œuvre au noir du peintre Goya, la poésie lumineuse de Keats...Et puis il y a Marthe, Romain, Jérémie et les autres, ces très jeunes adultes confrontés quotidiennement aux effets gravement invalidants de l’hyperacousie et des acouphènes. Présences saisissantes au détour d’un visage, d’un écrit, d’un témoignage.
Mais le spectacle est également une remarquable éducation à l’écoute : enflements des sons du quotidien, polyphonies acouphéniques, superpositions vocales, effleurements, caresses auditives et chuchotements. Nous nous surprenons à tendre l’oreille pour accéder à la palette des nuances perceptives, saisir la richesse sonore qui nous entoure, mais que nos comportements menacent d’irrémédiablement nous soustraire.
“Passé sous silence” allie efficacité et légèreté pour aborder une réalité poignante et nous offre une plongée étourdissante dans le monde des atteintes auditives d’origine traumatique.
Et tout cela est fort bien dit, sans compassion, sans catastrophisme, avec beaucoup de punch et d’élégance.
Sylvie Naulot
Photographie : Didier Delange
19:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2012
Le salon d'écoute
Un théâtre de l’entendre : un studio son public dans lequel se mêlent plaisir de l’écoute haute fidélité, performance électroacoustique de composition de paysages urbains, exploration des multiples dimensions du sonore : technique, sensible, ludique.
Le son “réel “ nous amène à faire fonctionner notre imaginaire, mais le son imaginé convoque souvent un imaginaire décuplé. C’est en confrontant ces deux flux sonores que je propose un théâtre de “l’entendre”, mû par une aspiration à inventer, échanger, témoigner d’un savoir faire autant que d’une volonté de transmettre.
À travers l’agencement singulier et pertinent des événements sonores et la compréhension des modalités de leur perception, j'élabore une partition urbaine qui vient chercher chaque auditeur-spectateur pour le conduire dans un parcours de connaissance-reconnaissance sonore de la cité. Dans le mixage des multiples voix urbaines, dans la relation entre la morphologie du lieu et son empreinte sonore, dans le va-et-vient entre la continuité et l’événement, je propose une symphonie urbaine imaginée et, avec elle, l’amorce de nouvelles modalités d’écoute et de partage.
avec Merryl M. et Didier Beauvalet.
Photographie : David Martin
17:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.02.2012
Échappées belles...urbanité 1
Installation : 20 casques HF (sans fil) suspendus, diffusant un programme de 60 explorations sonores à découvrir et à retrouver parmi des propositions apposées aux murs (liste exhaustive, photographies, plans…).
Ce travail révèle les sons et les voix de la ville, ouvrant un champ autre que celui de la lecture classique de la réalité urbaine. Par une exploration passant par la collecte de moments sonores - fond stables, séquences localisées, signaux-événements,espaces domestiques - j’élabore une cartographie originale qui alterne les échelles diverses, puzzle ou kaléidoscope sonores renvoyant aux multiples facettes de la cité.
Évoluant du jadis au contemporain, du plus fort au plus ténu, du collectif à l’individuel, je définis la ville non seulement comme un lieu géographique mais également comme une accumulation de mouvements pluriels et d’expériences temporelles.
Mes plus vifs remerciements au CAUE du département de l'Ardèche, à sa directrice, Madame Isabelle Bon, à Rémy Maisonneuve, et à l'ensemble de l'équipe.

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04.02.2012
Chœur de pierres
Chœur de pierres, ou comment le chant advint au minéral.
Articuler l’acoustique et l’électronique, l’instrumental et le minéral, l’extrême fixité et le mouvement, c’est à ces jonctions que nous convie, avec son habituel sens de l'humour, l'artiste sonore Didier Beauvalet, dans “Chœur de pierres”, un réjouissant concert électroacoustique pour deux instrumentistes, seize pierres et bande magnétique.
“Chœur de pierres” inventorie et exploite le potentiel sonore du monde minéral. Le matériau enregistré, transformé, expérimenté, est proposé sous la forme d’un concert où la singularité des sons produits en direct se mêle intimement à la bande magnétique travaillée préalablement en studio. En se recomposant et en se mariant entre elles, les sonorités trouvent une forme de dialogue et de cohérence insoupçonnés.
Un hommage sonore et visuel, une promenade pertinente, subtile et jubilatoire au cœur de l’élément minéral.
Jean-Baptiste Dolmey
avec : Marie-France Lancry : pierres, cailloux.
Didier Beauvalet : pierres,
Gilles Ribes : sonorisation.
Philippe Fournier : photographies.

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